lundi 8 avril 2013

Chauffeur Inc. 2ième partie!

Tel que publié dans l'édition électronique de Transport Routier en ligne du 8 avril 2013, voici une mise a jour, suite a l'article paru précédemment a propos des Chauffeur Inc.

L’Association du camionnage du Québec a demandé un avis juridique sur ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Ce qu’elle a appris est préoccupant.
Le phénomène des «Chauffeurs inc.», qui a fait l’objet d’un article dans ces pages en mai dernier, revient sur la sellette, alors que l’Association du camionnage du Québec (ACQ) a reçu récemment l’avis juridique sur le sujet qu’elle a commandé au cabinet d’avocats Cain Lamarre Casgrain Wells.
Le Chauffeur inc. est ce camionneur qui s’incorpore et qui profite des avantages fiscaux associés avec ce statut, mais dont les conditions d’emploi peuvent, dans les faits, se rapprocher davantage de celles d’un employé en bonne et due forme.
Dans l’esprit du mandat qui lui est confié, l’ACQ se préoccupe de plus en plus des enjeux fiscaux qui touchent ses membres. On se rappellera qu’il y a deux ans, elle avait pris la défense de ses membres dans le dossier de la reconnaissance des frais de repas par le ministère du Revenu fédéral.
«Le Ministère contestait les frais de repas que certains transporteurs consentent à leurs chauffeurs, alléguant même qu’ils n’étaient pas assez élevés et qu’ils constituaient en fait une rémunération non imposable déguisée. Nous avons eu la confirmation que les vérifications ont cessé», d’indiquer Marc Cadieux, président-directeur général de l’ACQ.
M. Cadieux explique que l’ACQ s’est penchée sur le cas des Chauffeurs inc. parce qu’il présente une «zone grise» et que les inquiétudes qui avaient été soulevées se sont avérées. Revenu Québec aurait même déjà commencé à cibler certains «chauffeurs incorporés», plus précisément dans la région de Montréal et de la Rive-Sud.
Évidement, le fait de s’incorporer n’est pas illégal. «Ce qui serait illégal, ce serait de se prévaloir de certaines déductions, de dépenses d’entreprise et de bénéficier d’un taux d’imposition d’entreprise, alors que dans les faits, il s’agirait d’un salarié déguisé», explique Nathalie Léveillé, coordonnatrice, Conformité et affaires juridiques à l’ACQ.
On s’inquiète face à un phénomène qui semble prendre de l’ampleur (on peut voir dans les journaux des petites annonces d’entreprises qui cherchent des «chauffeurs incorporés», écrit noir sur blanc) et qui peut créer une iniquité concurrentielle, mais qui peut aussi avoir des répercussions très nocives sur une main-d’œuvre déjà rare.
«Parce que ces chauffeurs là ne réalisent pas toujours le risque qui leur pend au bout du nez et qu’ils peuvent se faire cotiser rétroactivement par le fisc après quelques années, nous risquons de les perdre comme main-d’œuvre à cause de la très mauvaise expérience qu’ils auront connue dans notre industrie», prévient M. Cadieux. «Pour les transporteurs, cette main-d’œuvre est tellement rare, et elle le sera encore plus dans les prochaines années; on ne veut évidemment pas que trop de camionneurs s’embarquent dans cette tendance et en fassent les frais en bout de ligne.»
Un avis juridique préoccupant
À la demande de l’ACQ, Me André Ménard, spécialiste du droit fiscal chez Cain Lamarre Casgrain Wells, a préparé un avis juridique sur la situation des Chauffeurs inc. dans l’industrie du camionnage.
Précisant qu’on assiste au même phénomène dans d’autres secteurs d’activité, par exemple en informatique, Me Ménard explique avoir, dans un premier temps, établi un parallèle entre la situation du chauffeur employé et celle du chauffeur incorporé, puis avoir fait une comparaison avec les voituriers-remorqueurs.
Il y a un concept dans la loi de l’impôt, au provincial comme au fédéral, qui s’appelle «entreprise de services personnels». «Un employé peut décider de se déguiser en entrepreneur en s’incorporant et en faisant affaire par le biais de sa compagnie. Toutefois, la loi dit que, si en faisant abstraction de votre compagnie, on pourrait raisonnablement conclure que vous êtes un employé, vous perdriez alors tous les avantages de l’incorporation et même plus», explique Me Ménard.
Parce qu’en effet, si votre société est dans les faits une entreprise de services personnels, elle se verra pénalisée sur le plan fiscal.
Le phénomène semble croissant dans l’industrie du camionnage, mais il n’y est pas unique. «J’ai travaillé sur un dossier type l’année dernière, dans le milieu des consultants en informatique, où on constatait le même problème», indique Me André Ménard.
«C’est courant dans l’industrie donneurs d’ouvrage engagent des consultants - travailleurs autonomes - pour des surplus de travail ou des mandats très précis.» La similarité entre ces consultants et les employés a sonné l’alarme chez le fisc, qui voyait ces prétendus consultants indépendants comme des employés, et qui a cotisé les donneurs d’ouvrage pour les retenues à la source qu’ils auraient dû faire.
«Pour éliminer ce risque, les donneurs d’ouvrage du milieu de l’informatique se sont mis à exiger que les travailleurs autonomes et les consultants s’incorporent. À partir du moment où ils font affaire avec un consultant incorporé, ils ne portent plus le risque de se voir cotiser pour les retenues à la source», de dire Me Ménard.
En s’incorporant, le travailleur autonome assume le risque, parce que s’il est vérifié, le fisc peut en arriver à la conclusion qu’il est un employé «déguisé». «L’impôt peut arguer que la société est en fait une entreprise de services personnels et appliquer les conséquences prévues dans la loi.»
Dans l’élaboration de l’avis juridique, Me Ménard a établi une série de faits qui ont été approuvés comme étant représentatifs par l’ACQ. «Nous avons déterminé que, dans la plupart des cas que nous avons analysés, le fisc en arriverait à la conclusion que le chauffeur incorporé est en réalité un employé.» Donc, qu’il exploite dans les faits une entreprise de services personnels et qu’il risque de subir des conséquences du point de vue fiscal.
Il est difficile de déterminer si ce sont des transporteurs qui exigent à des chauffeurs de s’incorporer (des annonces classées le font penser), ou si les camionneurs prennent eux-mêmes le risque, tentés par les gains fiscaux que l’incorporation laisse miroiter, mais pas nécessairement conscients de toutes les implications et conséquences. Chose certaine, il y a un transfert de risque des donneurs d’ouvrage vers les travailleurs.
Il faut préciser que la situation d’un voiturier-remorqueur est tout à fait différente, car le voiturier-remorqueur fait un gros investissement (son camion), qu’il entretient et dont il supporte les risques. «À notre avis, c’est suffisant pour conclure que ces gens sont vraiment des entrepreneurs», d’affirmer Me Ménard. C’est l’inverse du Chauffeur inc. qui, lui, n’a pas d’outil, qui affiche souvent les couleurs de la compagnie, qui va être assujetti aux mêmes normes et exigences que les employés et qui va souvent être rémunéré de la même façon que les employés.
Me André Ménard soulève une autre conséquence qui n’est pas directement fiscale dans le cas des Chauffeurs inc. : le donneur d’ouvrage n’a pas à faire de retenues à la source et il est dégagé de tout risque en ce sens. Cet employeur est donc possiblement avantagé par rapport à une autre entreprise dont 100 pour cent des chauffeurs sont des employés.
Le phénomène engendrerait une iniquité envers ces transporteurs, mais aussi envers les agences de personnel qui sont inquiètes et qui craignent que les chauffeurs aient la fausse impression, selon laquelle il est facile de se passer des agences et qu’il suffit de s’incorporer pour économiser de l’argent.
L’ACQ veut mettre en garde ces chauffeurs qui pensent momentanément faire un meilleur revenu mais qui, s’ils se voyaient refuser leurs déductions et faisaient l’objet d’une nouvelle cotisation, pourraient se retrouver en très mauvaise posture financière.
«Le message que l’ACQ lance aux chauffeurs c’est : attention à ceux qui pensent être à l’abri et qui croient améliorer momentanément leur sort. Si le fisc vérifie leur déclaration d’impôt et croit qu’ils n’exercent qu’une fonction d’employé, des vérifications plus poussées seront faites», prévient Marc Cadieux.
D’ailleurs, c’est déjà commencé.


Il est a souhaité que les 2 paliers de gouvernement fassent finalement un ménage dans ce domaine afin de rétablir un plus juste équilibre.

Pour ceux qui veulent lire la première partie:
http://routierrevendicateur.blogspot.ca/2012/07/chauffeur-inc.html

Richard Corbeil
Routier Professionnel
Syndicaliste
Souverainiste
UNIS NOUS VAINCRONS, DIVISÉS NOUS PERDRONS!
Canada 06



samedi 6 avril 2013

Quelle Pénurie de Chauffeurs??




Je viens de lire un article de l'ami Ray J. Haight, dans le magazine Over The Road , édition avril 2013. (www.overtheroad.ca pages 32-33). Le titre de l'article est; Driver Shortage: The Real Untold Story, que je traduit librement; Pénurie de Chauffeur: La Véritable Histoire Inédite.



Une chose est certaine, Ray ne c'est pas fait des amis chez ses pairs avec cet article. Selon Ray, et j'approuve a 100%, il n'y a pas de pénurie de Chauffeurs, mais plutôt des grosses corporations de transport qui ont la fâcheuse habitude d'acheter trop de camions pour la demande du marché et après se plaignent qu'ils ne peuvent pas remplir les sièges et que les tarifs sont au plus bas niveau.



S'il y aurait une véritable pénurie de Chauffeurs, alors il y aurait des lignes de camions stationnés le long des clôtures, dans les terminus des compagnies de transport. 


                                                           






Il y aurait beaucoup, beaucoup, beaucoup de fret qui attendrait sur les quais de chargement.



Au cours des dernières décennies, on a vue les expéditeurs mettre de la pression sur les corporations de transport afin d'avoir plus d'équipements disponibles, le tout sans savoir si on avait nécessairement du fret pour emplir les remorques et des Chauffeurs pour remplir les sièges. 

Tout cela crée une surcapacité d'équipements disponible pour combler les demandes du marché, et ça contribue fortement à maintenir les tarifs de transport vers le bas. 

Par le fait même, les taux payé au Chauffeurs et Chauffeurs/Propriétaires sont aussi tiré vers le bas de l'échelle.



                                                         





Tout cela fait l'affaire des gros expéditeurs; en effet en ayant une surcapacité les grosses corporations de transport se battent entre elles afin d'aller chercher leurs parts de marché afin de faire tourner les équipements qu'ils ont acheté en trop.



Humm, mais que fait t'on avec le manque de Chauffeurs?? 


Et bien on va combler ce faux manque en important de la main d'œuvre à bon marché, des pays de l'est de l'Europe, de l'Asie et probablement dans un avenir rapproché, de l'ensemble de l'Afrique. 

Mais ou sont donc passé les Chauffeurs détenteur de classe 1 et qui ne gagnent plus leurs vie à conduire des poids lourds? 

Ils font autres choses, ils se sont recyclé dans d'autres métiers ou ils n'ont pas à se battre pour avoir des conditions de travail décente, de bon salaires et surtout ne se font pas vomir et cracher dessus parce qu'ils sont syndiqués et ou osent vouloir se syndiqué.



Souvent dans d'autres corps de métiers reconnus, les cartes de compétences existe et on une valeur. Souvent le milieu est syndiqué et par le fait même, ils sont protégés des sautes d'humeur des patrons qui ne peuvent, sur un coup de tête, effectué des barbares coupures salariales.



Les gens derrière le volant des poids lourds sont des êtres humains et non un morceau de viande que l'on peut contrôler a distance.



Ce qui me fait rigolé, c'est de voir que les grosses corporations de transport nord-américaine qui sont présentement en état, presque de panique, parce que les demandes d'emplois qu'ils reçoivent on diminué de 25%. Et ils se demandent "mais ou allons nous trouvé des Chauffeurs?"



Réponse: 

-Mettez de l'argent sur la table; $125 000.00 par an, pour un Routier Professionnel reconnue avec cartes de compétences. 
-Fonds de pensions, payé par l'employeur a 100%. 
-Bonne couverture sociale; assurance groupe, vie, médicaments, vue et autres pour le Routier et sa famille, payé a 100% par l'employeur. 
-Laissé les Routiers Professionnel se syndiqués sans les brimés, tel que prévu par le Code du Travail. 
-Traité les Routiers comme des partenaires et non des ennemies à abattre. -De l'argent, de l'argent, de l'argent $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$, et soudainement les faux problèmes de pénurie de Chauffeurs vont s'estompé.



                                                             




Avec les nouvelles réglementations qui s'en viennent pour cet été, va falloir que les administrateurs des grosses corporations de transport, les répartiteurs et surtout les clients, oui oui, les clients aillent se faire nettoyés le cerveau, parce que rien ne sera plus pareil avec les nouvelles règles, rien. 

Avec les livres de bord électronique, fini le farfouillage dans les livres de bord, on va tous joué avec les même règles. 

Fini se faire dire par le répartiteur " Ouan mais les autres Chauffeurs s'arrangent pour que ça arrive, facque si tu veux avoir un beau voyage arrange ça". 

Va falloir aussi que les clients s'organisent pour avoir des fenêtres de réception plus grande que 09:00 @ 14:00. Sinon, et bien les usines vont manquer de matériel et cessé de produire jusqu’à ce que l'ont arrivent. 

On ne peut exiger des Routiers de fonctionner 24 heures par jour et avoir des fenêtres de livraison aussi ridicule.



                                                           




Le métier de Routier n'a jamais été facile. Mais avant nous avions des compensations, plus maintenant. Pire nos conditions ce sont détérioré au point qu'aujourd'hui ça en est devenu ridicule. 

Toutes les responsabilités qui ont été pelleté sur le dos des Routiers au cours des dernières décennies, et a chaque fois le salaire qui diminue a chaque mois, n'ayant pas les ajustements au coût de la vie, donc on s'appauvrir au lieu d'améliorer notre sort. 

Ce n'est pas très réjouissant.


Je vous laisse avec une petite bande dessinée, et une courte pensée;












 Fraternellement,
Richard Corbeil
Ancien Routier Professionnel
Journalier-Cariste
Syndicaliste
Membre UNIFOR 636Q
Délégué syndical
Délégué CSS
RL FSFTQ
Ancien membre: Teamsters 931, Métallos 7625, UES-800, FTQ 791, B.A.S.I.C.
UNIS NOUS VAINCRONS, DIVISÉ NOUS PERDRONS! 
Canada 06

samedi 23 mars 2013

Esclavage moderne ou nouvelle tendance?




Attente des transporteurs envers leurs Chauffeurs.

 

Il y a quelques jours j'ai reçu par courriel un document qui circule chez certains des plus grands transporteurs canadien. Intitulé " Expectations of XYZ Transportation singles Drivers".

Pour éviter les quiproquos juridique, je vais seulement transcrire le texte sans, non plus le traduire. La ou les compagnies chez qui circulent le document, font parti du top 100 de mars 2013 du magazine Todays Trucking.

Voici donc le texte en question:

 Begin of the document.Début du document.

EXPECTATIONS OF XYZ TRANSPORTATION SINGLES DRIVERS

The following document outlines the expectations of a Professionnal Truck Driver at XYZ Transportation. The expectations apply to both Owner/Operator and compagny Drivers. It wil highlight compagny area of operations, working requirements and Driver responsabilities.

 

XYZ TRANSPORTATION AREAS OF OPERATIONS

This compagny service all lower 48 states, Western Canada, Ontario, Québec. Primary lanes of travel are the states east of Mississipi river, including East Coast States. All dispatches are done in priority sequences based on Drivers, customers and load requirements. There is no forced New-York City dispatch.

We like to run you according to you available hours and within the legal requirements, wich could mean running over the week-end.

 

DRIVERS RESPONSABILITIES

You are responsible to represent XYZ Transportation in a professionnal manner at all times. Listed below are some of the main responsabilities we require of our Drivers from the job description.

-Abide by all D.O.T. and N.S.C. safety regulations.

-Complete all required paperwork for Customs clearance.

-Complete thorough pre-trip and post-trip inspections.

-Assist with loading and unloading as required.

-Submission of legally accurate Driver logs per trip enveloppe or completion of e-logs.

-Althrough minimal, understanding that customer delays or load cancellationsoccur. We will do       everything within our control to lessen the impact on our Drivers.

-Interior of the truck to be kept clean and free of unnecessary debris.

-Ability to trip plan efficiently.

-Commit yes to a preplan sent to you unless you are unable to safely and legally complete the load.

-Flexibility when it come to home time.

-Keep constant and open communications with your Driver manager regarding availability, ETA, updates, H.O.S. and resets, delays, etc.

-Inform the compagny of any roadside inspections, traffic convictions, charges, accidents etc in regards to my driving record, personnal or commercial vehicle, or my ability to cross US Border.

-Ability to travel in all US States and Canadian Provinces.

-Must have transportation to and from terminal as compagny equipment must remain in our yards.

Initials____________

 

WORKING REQUIREMENTS

 

Our expectation for open board single Drivers is to have a minimum RDO of days or more if you desire. For time off guidelines, please reference the table below. During your time on the road you are to run within your available hours and within legal requirements. You will be required to run on some weekends.

 

DEFENITIONS

RDO - Remaining Days Out.

ETA - Estimated Time of Arrival

PTA - Proposed Time of Availability

DAY - 24 hours period from out of house PTA start time

Following are guidelines for determining home time for single Drivers.

-5 to 9 days working                                     2 days(48 hours home time)

-10 to 15 days working                                 3 days(72 hours home time)

-16 to 20 days working                                 4 days(96 hours home time)

-21 to 25 days working                                 6 days(144 hours home time)

-Greater than 26 days working                    7.5 days(180 hours home time)

 

DRIVER INITIALS________________

COMPAGNY INITIALS____________________

 

XYZ Transportation always attempts to maximize your earning potential while planning and dispatching according to allD.O.T. and N.S.C. safety regulations. Our recruters will be pleased to explain on any of the information put forth and we are looking foward to joining our compagny.

 

I have read the above and agree with the expectations and responsabilities as outlined.

 

Driver Name __________________________      Signature _______________________________

Date _______________

 

 

End of the document. Fin du document.

 

 

Je trouve que ca commence à ressembler, a de l'esclavage moderne. Signe le document si tu veut continué a travaillé. Maintenant que tu a signé, merci tu nous appartiens.

 

Je lisais cette semaine dans le journal The Trucker Newspaper,  www.thetrucker.com , édition 15-31 mars 2013, un article ou les principaux dirigeants des grosses corporations de transport se demande quoi faire pour remplir les sièges vides. Le tout en première page. Ce qui est amusant , le journal a laissé une page pour les répliques des Chauffeurs. Autre pays mais même combat: ARGENTS ET RESPECT! Il ne manque pas des Routiers Professionnel pour remplir les sièges vide, c'est de la motivation, de l'argent et du RESPECT.

Le respect, certainement pas avec le document ci-haut. Il me semble que les dirigeants des grosses corporations de transport Canadienne et Américaine continue d'appliquer la politique de l'autruche; s'enfouir le tête profondément dans le sable et espéré que les choses vont s'arrangé d'elle même.

Ce coté ci de la frontière, c'est le journal mensuel Truck News, www.trucknews.com , dans l'édition avril 2013, qui a la page 28 , parle d'un rapport du Conference Board Canadien qui fait état du manque de Routiers Professionnel. Évidemment personne ne parle des vrais problèmes, soit le respect envers les Routiers Professionnel, les salaires misérable et les coupures dans les bonnes conditions de travail.

Dans cette même édition, a la page  25 un article sur le manque de stationnement pour les camion au Canada. Incroyable le gouvernement a dépenser de l'argent pour faire une étude sur le sujet. Tout ce qu'il avait a faire c'est de le demandé au Routiers Professionnel, comme ca le gouvernement aurai sauver du temps et de l'argent.

Richard Corbeil

Routier Professionnel

Souverainiste

Syndicaliste
UNIS NOUS VAINCRONS, DIVISÉS NOUS PERDRONS!
Canada 06

jeudi 14 mars 2013

Saskatchewan, route de glace!




C'est une des provinces des prairies canadienne. C'est aussi le titre d'une chanson du groupe Les Trois Accords, la vidéo suivra a la fin de l'article.

 

Mardi le 12 mars 2013 je quitte Moose Jaw, Sk par la route Transcanadienne en direction est, je joint ci bas quelques photos et deux vidéos, qui je crois vont mieux décrire l'état de la route.
 

 

 

 

 

 

 

 

 Les deux vidéos maintenant:

 
 
 

 

 

 

 

En conclusion, je crois fermement que les gens qui ont pris la décision de laisser allé les routes se détérioré a ce point, peu importe le motif invoqué, sont des criminels, devrais être arrêté,  jeter en prison et être jugé pour négligence criminel.

 

Voici la fameuse vidéo des Trois Accords.
 

 

Richard Corbeil

Routier Professionnel

Syndicaliste

Souverainiste

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Canada 06

jeudi 7 mars 2013

Réponse du Président de la FTQ a Dumont


À la suite d'un article de Mario Dumont sur la pertinence des syndicats au Québec en 2013, voici la réponse de Michel Arseneault a ce dernier. Il est a noté qu'en date du 6 mars 2013 la réponse n'a toujours pas été publié dans le quotidien le Journal de Montréal.

Voici donc la réplique:

2013-03-06 10:30
Nouvelle

Avancer en arrière ? Non merci !

Le 5 mars 2013, le Journal de Montréal et le Journal de Québec publiaient un texte de Mario Dumont intitulé « Le progrès immobile ». Voici la réponse du président de la FTQ, Michel Arsenault, qui n’a toujours pas été publiée.


Le 5 mars 2013

Mon cher Mario,

Dans ton article du 5 mars, tu t’interroges sur le fait que les syndicats sont devenus source de progrès ou, au contraire, d’immobilisme…

Tu rappelles les belles batailles, alors que les conditions difficiles et le nombre d’accidents dans les mines ou dans certaines usines justifiaient un mouvement pour donner une voix aux employés.

Les belles batailles
Pas plus tard que le 19 février, l’IRSST publiait une étude montrant que les accidents de travail coûtent 4,6 milliards de dollars aux Québécois. Avec l’industrie de la construction en tête, les secteurs des télécommunications, de l’extraction minière, du pétrole et du gaz sont les plus durement touchés. Les statistiques de la CSST parlent d’elles-mêmes : un jour sur quatre, une personne perd la vie au travail. Toutes les six minutes, une autre est blessée ou mutilée au travail.
Cela fait des décennies que la FTQ et les autres syndicats se battent pour faire reconnaître comme prioritaire un secteur aussi important que celui de la construction. C’est une autre des « belles batailles », que nous continuons et continuerons de mener.

Un fossé qui se creuse
Le progressisme, comme tu le dis si bien, doit faire avancer la société et contribuer à une meilleure redistribution de la richesse.

S’il est un exemple clair, c’est bien celui de nos voisins du sud. Avec le phénomène des États antisyndicaux, dits Right to Work States, et la désyndicalisation, c’est à un recul de la société sans précédent auquel on assiste.

Le Bureau de recensement américain publiait récemment que depuis qu’il publie des statistiques, jamais le nombre de pauvres n’a été aussi élevé aux États-Unis : 46,2 millions de personnes ! Le salaire médian de la classe moyenne a régressé quant à lui jusqu’à son niveau de 1996. Le fossé se creuse à un point où les 400 Américains les plus riches gagnent autant que la moitié des Américains les plus pauvres, soit plus de 150 millions de personnes.

Le salaire moyen dans les états Right to Work était en 2009 13,3 % moins élevé que dans les États favorables à la syndicalisation, de même que la productivité au travail. Onze des quinze États montrant le plus haut taux de pauvreté étaient des États Right to Work, et neuf des onze États les plus favorables à la syndicalisation étaient parmi les plus riches.

Le même phénomène est observable pour la couverture de l’assurance maladie : faible dans les États Right to Work et plus élevée dans les États favorables à la syndicalisation. Même chose pour l’espérance de vie…

Comme quoi, la désyndicalisation ne fait pas vraiment avancer les choses !

Rôle des fonds de travailleurs
Ce ne sont pas des hommes d’affaires qui sont à l’origine des fonds de travailleurs. Si ce n’avait été de militants syndicalistes, le Québec devrait se priver aujourd’hui du Fonds de solidarité. Un fonds pour qui le sauvetage et la création d’emplois de qualité sont au cœur de l’action, un fonds pour qui l’épargne de dizaines de milliers de Québécois constitue le seul soutien en vue de la retraite… ! C‘est aussi cela le syndicalisme, un acteur social de premier plan, un facteur de changement positif.

Et à ceux pour qui la privatisation croissante du système de santé, la destruction des régimes de retraite et la loi de la jungle constituent de « l’avancement » et du « progrès », nous disons Avancer en arrière ? Non merci !

Michel Arsenault, président de la FTQ
 
Maintenant, il reste a souhaité que la direction du Journal de Montréal aie assez de couilles pour publié la réponse de Michel Arseneault au même titre que le texte de Mario Dumont!
 
Fraternellement,
Richard Corbeil
Routier Professionnel,
Syndicaliste
Souverainiste
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Canada 06

mardi 5 mars 2013

Être traité comme un Routier Professionnel




Après plusieurs années a être traité comme un numéro, un pantin, un morceau de viande a l'arrière d'un volant, ca fait du bien d'être enfin traité comme un Routier Professionnel.

En effet depuis le 28 janvier 2013, j'ai un nouvel emploi, dans une petite compagnie de transport. Être sur la route demeure la même chose. La ou ca change c'est dans les conditions de travail. L'attitude des propriétaires; leurs vision du transport et des relations de travail, voila qui fait toute la différence dans ma semaine de travail. En effet ca fait depuis plusieurs années que je n'ai pas ressenti un tel plaisirs a effectuer le travail que j'aime faire.

Quand je part travaillé, j'aie le gout d'y allé, ca me tente de partir pour la semaine et parfois plus longtemps. J'en étais rendu a un point ou je me demandais si je voulais vraiment continué a faire ce métier que j'aime. Et je ne suis pas le seul a se posé la question. Finalement après avoir reçu une offre de mon actuel employeur, j'ai réfléchis longuement, j'ai discuté avec mon épouse, avec mes conseillers professionnel, et j'en suis venu a la conclusion que oui il y a enfin de la lumière au bout du tunnel.

Mais au bout du compte ca veut dire quoi?

Premièrement être reconnue pour sa valeur professionnel, les années d'expérience qui sont finalement reconnue. Avoir la confiance de l'employeur, pas juste de la frime mais vraiment sentir qu'il a confiance, et te laisse toute l'autonomie pour faire ton travail sans toujours être en train de regarder par dessus ton épaule pour vérifier que tout est ok. Et enfin être payé pour ce que l'on fait.

Et surtout se sentir appuyé par son employeur qui te fournis tout les outils nécessaire pour faire le boulot. Aucune pression inutile du genre faudrait que tu arrange ton log pour faire la livraison plus vite, bref fonctionné dans la légalité comme il se doit d'être et quand même faire un salaire décent.

Ce qui veut dire que des bons employeurs pour qui la valeur d'un bon Chauffeur représente pour eux un bon investissement, ca existe encore, sans doute une minorité.

Ce qui est bien aussi, c'est qu'au niveau de mon rapport de route, quand arrive ma paie il n'y a pas de coupures. J'écrit ce que je fait et je suis payé ce que j'ai inscrit sur mon rapport de route. Pas de coupures sous toutes sortes de faux prétexte, pas de zygonages avec la paie tout est la! C'est pas mal moins stressant quand tu roule.

Aussi pas de niaisage avec la maintenance du camion, ou si ca prends un outil, ou des chaines entre autres pour traversé les montagnes et être en loi avec les juridictions américaines.

Et finalement, ce qui fait surtout du bien, c'est le mot magique; "MERCI". Dieu du ciel que ca fait du bien a entendre. C'est sur que ca mets pas du beurre sur les épinards, mais c'est donc agréable a entendre, c'est doux aux oreilles, surtout quand on sens que c'est dit d'une façon sincère. Se faire dire merci par les clients qui apprécie le travail effectué, se faire dire merci par l'employeur voila qui motive. Ca faisait belle lurette que je n'avais entendu cela.


Fraternellement,

Richard Corbeil

Routier Professionnel,

Syndicaliste,

Souverainiste,

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dimanche 10 février 2013

Toronto 6 - Montréal 0







Toronto 6 - Montréal 0

Ca faisait bien longtemps que j'avais regardé une partie de hockey a la télévision. Samedi soir je suis en attente au Gateway Travel Center, Flying J de Kamloops,Bc. Après souper je décide d'aller au Lounge du Denny's. Il y a trois écran géant et sur une d'entre elle une partie en direct de Montréal contre Toronto, j'arrive au début de la troisième période et le compte est déjà 6-0 en faveur de Toronto.

Je me dit que Montréal a toujours la possibilité de riposté et même remonté la pente, quel blague. J'ai rarement vue une équipe professionnel joué avec un tel manque d'enthousiasme. On aurait dit qu'il y avait de la marde sur la rondelle et que les joueurs de Montréal avaient peur  de se salir. Et bien au salaires qu'ils sont payés, ils ne devraient pas hésité a se salir les mains un peu. Quand ils faisaient une monté, ils oubliaient la rondelle derrière eux, pas fort. Ils ne faisaient pas des passes mais des dégagement, c'est bien plus simple et plus facile que de pousser la rondelle dans le fonds des buts adverse.

Une équipe de PeeWee aurait mieux fait qu'eux, en tout cas les PeeWee on du cœur au jeu eux!

Les joueurs de Montréal couraient dans toutes les directions comme des poules pas de têtes. Ils on eue des punitions des plus stupides, ils se sont bagarrés avec une rage au cœur contre les joueurs de Toronto, s'ils avaient eue la même rage pour jouer au hockey, sans aucun doute qu'ils auraient gagnés. Et la je ne parle pas de la face de bœuf, air bête qu'avait Michel Therrien l'entraineur en chef de l'équipe. Ce qui est sur, les joueurs de Montréal mérite une bonne rage de pieds au cul ainsi qu' une bonne coupure de salaire pour la performance misérable de ce soir.

A ma connaissance ca fait deux fois que Toronto viens planté solidement Montréal dans sa propre cours, y'a pas de quoi être fier. Ce n'est pas cette année, avec de pareil performance minable, que Montréal a, ne serais que l'ombre d'une chance de participer au séries de fin de saison.  Le seul joueur de Montréal qui a performé est Carey Price, le gardien de but, qui a fait ce qu'il pouvais dans la mesure ou il a été abandonné par ses coéquipiers. Plus souvent qu'autrement il avait devant lui des joueurs de Toronto et aucun défenseurs pour dégagé sa vue.  

Ce n'est pas avec une performance aussi misérable que je vais redevenir un spectateur régulier des matches de hockey des Canadiens de Montréal. J'ai énormément de respect pour l'institution qui a su au cours des 100 dernières années nous donné de forte émotions. Mais l'équipe de cette année, hummm pas sur! En tout cas y'a un sérieux ménage a faire dans l'équipe, surtout au prix que ces joueurs sont payé!

Canada 06

Richard Corbeil

Amateur de hockey désabusé!

samedi 2 février 2013

OSER AVOIR LE COURAGE DE SE TENIR DEBOUT!





OSER AVOIR LE COURAGE DE SE TENIR DEBOUT!






En avril 2012, un groupe de Chauffeurs de la compagnie de transport Toll Group, une corporation Australienne, ont déposé une demande en accréditation avec  la Fraternité International des Teamsters (IBT).

Une première en 30 ans.

Le 9 janvier 2013 un communiqué de presse de la Fraternité International des Teamsters (IBT) a émis un communiqué de presse annonçant une entente de 2 ans avec Toll Group. Avec cette entente le salaire des Chauffeurs va passer, a la signature du contrat, de $12.72hre a $19.00hre.



                                                              








L'importance de se syndiqué!


Avec un pareil  succès comment se fait il qu'il y a encore des gens qui hésitent a se syndiqué dans l'industrie du transport?

Quels arguments ou quels chiffres ça va prendre pour vous convaincre. Le succès et la force d'un groupe réside dans l'unité et non dans la dissension comme c'est présentement le cas; chacun pour soi et fuck les autres.


                                                           





Je me demande sérieusement comment on va finir par s'en sortir.

Certainement pas avec des solutions tel que proposé par M. Mario Sabourin, PDG de Camo-Route, soit des Chauffeurs-Répartiteur. Je vois mal comment cette idée IDIOTE va solutionner le manque de Chauffeurs et de rétention dans l'industrie du transport.




Comme je ne cesse de dire, c'est avec de l'argent que l'on va attirer de la relève dans l'industrie du transport.

Quand je dis argent ça veut dire meilleure rémunération, aucun travail bénévole, meilleurs avantages sociaux, meilleure protection, etc. Présentement c'est tout le contraire qui se passe et les dirigeants de l'industrie espèrent attirer de la relève avec des idées farfelues comme celle de M. Sabourin.


                                                             
                                                 



Comment pensé que des jeunes, à qui on va demander plus de formation, taux de placement à 100%, mais pas le salaire qui va avec, vont être assez nono pour croire toutes ces foutaises.

Les jeunes d'aujourd'hui sont plus réveillé que l'on peut penser. Ça devrais être aux dirigeants de l'industrie du transport de se réveillé avant qu'il soit trop tard.

De proposé des vrais solutions qui vont être durable, mais pour cela messieurs va falloir arrêter de couper sur le dos des  Chauffeurs.

Le prix des camions augmentent, le prix du carburant augmente, les coûts d'opérations augmentent, surtout si vous faite du transport transfrontalier avec les normes de sécurité qui augmentent sans cesse.

Alors pourquoi nous les Routiers Professionnel, devrions nous travaillé a des salaires ridicule, qui n'on a peu près pas augmenté depuis plus de 10 ans?

Pourquoi travaillé dans des conditions moindre d'il y a 20 ans?

Oui, oui je sais la réponse toute faite habituel; la concurrence coupe les prix. Ha oui, et bien c'est qui la concurrence messieurs?






Sortez un miroir et regardé qui se trouve devant, la voila la concurrence.

C'est vous messieurs les dirigeants, qui passé votre temps à couper les prix pour marché au volume, pour être les plus gros. Faire du transport à perte pour ensuite coupé à la seule ou vous pouvez, soit le salaire des Chauffeurs.

Le Chauffeur, messieurs est le principal ACTIF de votre entreprise de transport. 

Il y va de votre intérêt d'en prendre le plus grand soin et non de l'écrasé comme vous faite depuis 20 ans!

Fraternellement,
Richard Corbeil
Ancien Routier Professionnel
Journalier-Cariste
Syndicaliste
Membre UNIFOR 636Q
Délégué syndical
Délégué CSS
RL FSFTQ
Ancien membre: Teamsters 931, Métallos 7625, UES-800, FTQ 791, B.A.S.I.C.

UNIS NOUS VAINCRONS, DIVISÉ NOUS PERDRONS! 
Canada 03